Escapade à Lyon

Nous avons profité des vacances de noël pour découvrir Lyon en 2 jours. Une escapade très sympathique dans une ville pleine de surprise.

Le voyage

Habitant prés de Marseille, nous faisons le trajet en voiture. Nous partons le matin vers 8H30 et nous arrivons à Lyon vers 12H00. Le voyage nous coûte 25 Euros de péage et environ 30 euros d’essence.
Nous logeons dans un petit appartement d’une résidence étudiante au 101 de la rue Marieton. Décidés à ne pas utiliser la voiture pour visiter la ville, nous trouvons facilement un stationnement gratuit et sécurisé tout prés de notre logement. Après avoir déposé nos affaires, nous rejoignons, en 10 mn à pied, la station Valmy sur la ligne D du métro.
Nous achetons un ticket pass 48 heures qui nous permettra d’utiliser le réseau de transport lyonnais à volonté pendant 48 heures à partir du premier passage.

Le vieux Lyon et ses traboules

Nous descendons à la station vieux Lyon, à 2 arrêts de la station Valmy. Après nous être sustenté, nous visitons ce quartier en empruntant le parcours des traboules de Saint Jean. Ce parcours démarre de la place saint Paul et sinue pour arriver devant la cathédrale saint Jean.

Une traboule est une voie réservé aux piétons, souvent étroite, débutant par un couloir d’entrée et traversant un ou plusieurs bâtiments pour relier une rue à une autre. Le mot traboule est uniquement lyonnais. Il évoque tout à la fois un trajet raccourci et une idée de débrouillardise dans la connaissance des lieux.

Voici quelques photos de traboules que nous avons pu emprunter.

Traboule – 6 rue des Trois Maries27 rue Saint Jean

Traboule 20 quai Romain-Rolland

La maison du Chamarier au 37 rue Saint Jean

Si vous avez un Iphone ou un Ipad, il existe une application à télécharger ici qui vous guidera dans les méandres des traboules de Lyon.

Une multitudes de commerces artisanaux jalonnent les rues du vieux Lyon. Certains d’entre eux nous ont poussé à franchir le seuil de leurs portes.

Les Pralulines d’Auguste Pralus

Ainsi, si vous êtes gourmand, vous serez attirés comme nous par les Pralulines de la maison d’Auguste Pralus, meilleur ouvrier de France. Cette brioche aux pralines haut de gamme, est confectionnée à base d’amandes et de noisettes. Celles ci sont d’abord grillées puis enrobées de sucre et enfin concassées avant de se lover en douceur au cœur d’une pâte moelleuse. Le résultat est un ravissement pour les papilles !

Les bougies de charroux

Au 64 de la rue Saint Jean, la chaleureuse boutique Les bougies de charroux vous propose ses bougies artisanales, 100% naturelles et sans aucun produits nocifs. Senteurs florales, sucrées, salées… il y a en pour tous les goûts. Personnellement, j’ai choisi la myrtille, le pain d’épice et le miel (les 3 pots pour 21 euros). Nous avons adoré. Nous sommes ressortis ravis.

Les miels de Secrets d’apiculteur

Pas très loin de la boutique des bougies, au 54 de la rue saint jean, nous avons goûté les miels proposés par la boutique Secret d’apiculteur. Une dégustation qui nous a enchanté. Les produits sont de (très) haut niveau et la gamme proposée proprement hallucinante tant elle est diversifiée !
J’ai craqué pour les miels tilleul, bergamotier et forêt. Excellents !

La cathédrale Saint Jean

Notre découverte du vieux Lyon s’achève par la visite de la cathédrale Saint Jean.
la Cathédrale Saint-Jean, appelée aussi Primatiale St Jean (siège du primat des Gaules), est un édifice mélangeant les styles gothique et roman. Sa construction s’étend sur trois siècles, de 1175 à 1481.

L’une des particularités de l’édifice est de posséder une horloge astronomique. Réalisée à la du fin 16ème siècle, celle-ci indique la date, les positions de la lune, du soleil et de la Terre, ainsi que celle des étoiles au-dessus de Lyon. La date donnée sera exacte jusqu’en 2019. Compte tenu des connaissances de l’époque, c’est le soleil qui tourne autour de la Terre !

La basilique notre dame de Fourvière

Toujours avec notre ticket de métro 48H, nous prenons le funiculaire à la station de métro vieux Lyon pour grimper au pied de la basilique notre dame de Fourvière.

Elle mesure 86 mètres de long et 35 mètres de large. Elle offre une architecture singulière aux inspirations byzantine, gothique et romane. 

L’intérieur de la basilique se compose de deux églises superposées, aux volumes extraordinaires, accessibles par le parvis. L’église haute est dominée par trois coupoles et éclairée par six vitraux qui offrent une lumière mettant en avant un décor riche. Les matériaux utilisés pour la construction et la décoration rivalisent de qualité et de beauté, marbre blanc de Carrare, granit rose du Nord de l’Italie, marbre bleu de Savoie, onyx vert, éclats de l’argent et de l’or, mariage de l’ébène et de l’ivoire.

Formé de trois grandes nefs et de trois travées voûtées en arc brisé, l’ensemble de l’église haute est soutenue par seize colonnes. Huit chapelles sont présentes et l’abside est éclairée grâce à sept hautes verrières. Sur les murs latéraux, six panneaux en mosaïque de 50 mètres carrés, de Charles Lameire et Georges Décote, illustrent à gauche, le rapport de Marie à l’Église, à droite, la relation de Marie à la France.

Du haut de “la colline qui prie”, la basilique dédiée à la Vierge Marie est classée monument historique. Elle fait partie du site lyonnais inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Un belvédère derrière la basilique offre une vue remarquable sur Lyon.

Le quartier Bellecour

Nous reprenons le funiculaire pour redescendre à la station de métro Vieux Lyon.De là, la ligne D nous transporte à la station Bellecour un arrêt plus loin.

La place Bellecour ou place Louis-le-Grand est la cinquième plus grande place de France et l’une des plus grandes d’Europe (310 m par 200 m).
Autour, gravitent les deux grandes artères commerçantes des rues de la République et Victor Hugo. Un quartier jalonné de nombreux commerces ou il fait bon se balader pour faire du shopping ou admirer l’architecture majestueuse des bâtiments, héritage des grands travaux napoléoniens.

Dîner à la brasserie Paul Bocuse Le sud

L’heure du dîner approchant, nous nous rendons au 11 place Antonin Poncet, à la brasserie Paul Bocuse Le sud. Il est 19H30. Le restaurant est complet. Le serveur propose au couple devant nous de revenir dans 1H30. Heureusement nous avions réservé. Notre table nous attend.
Du lundi au vendredi, la brasserie propose un menu 2 plats pour 24.90 euros ou un menu 3 plats pour 27.50 euros.
Notre choix se porte sur le tajine de volaille de Bresse « Miéral » aux citrons, accompagné d’une semoule parfumée aux épices, raisins et amendes. Une bouteille de Mercurey accompagne le plat.

Le tajine est succulent, le vin est très bon et le personnel aux petits soins. Nous passons une très agréable soirée.
Une crème brûlée aux gousses de vanille clôture ce repas. Un délice.
La journée se termine. Nous rentrons, enchantés par cette première journée.

Le musée des confluences

Le deuxième jour, nous choisissons de visiter le musée des confluences.
Comme hier, nous prenons le métro à la station Valmy et la ligne D nous permet de rejoindre la station Bellecour. Une correspondance avec la ligne A et nous voilà à la station Perrache. De là, la ligne 1 du tramway nous dépose au pied du musée. L’entrée nous coûte 9 euros par personne.

Le parcours permanent raconte le grand récit de l’humanité en quatre expositions distinctes.

Origines, les récits du monde

De nombreux récits, issus des sociétés inuit, aborigène, chinoise et du monde indianisé délivrent des interprétations des débuts de l’Univers, de la vie ou de l’humanité. En parallèle, la science n’a de cesse de s’y intéresser. L’exposition invite à remonter le temps jusqu’au Big Bang, au fil d’un parcours qui propose deux approches d’explication du monde : l’une illustrée par des collections de sciences naturelles et de sciences et techniques, et l’autre illustrée par des collections ethnographiques et contemporaines.

Espèces, la maille du vivant

L’articulation entre ce qu’on a appelé l’humanité et l’animalité est une préoccupation universelle. L’exposition interroge la façon dont les êtres humains se représentent le monde, s’y intègrent et contribuent à le modifier.

Sociétés, le théâtre des hommes

L’être humain est un migrant qui se rassemble, s’arrête pour un temps et forme sociétés, cultures et civilisations. L’exposition interroge ces modes de fonctionnement, à partir de trois constantes que sont l’organisation, l’échange et la création. La scénographie crée un paysage inédit qui éveille la curiosité par le rapprochement et le dialogue de pièces issues de cultures et d’époques éloignées.

Éternités, visions de l’au-delà

Qu’en est-il de la place de la mort aujourd’hui, quand ses limites sont sans cesse repoussées ? A la différence des autres êtres vivants, l’être humain s’interroge sur l’au-delà. Les rites funéraires expriment en partie le désir de dépasser cette inconcevable fin. Ils rendent acceptable la séparation des vivants et des morts, donnent un autre horizon à la disparition. Le cérémonial, les gestes, les paroles, en apaisant et en attribuant une nouvelle place à chacun, contribuent à rétablir un ordre social bouleversé.

Il est 13H00. Nous avons passé presque 4 heures à nous passionner pour les 4 thèmes du parcours. Les expositions sont très instructives et suscitent la curiosité. Un musée différent par son approche pluridisciplinaire et sa présentation inédite de la question des origines et des civilisations.

Le temps passe trop vite… Nous devons partir.

Déjeuner dans un bouchon lyonnais

Passer à Lyon sans faire une escale par un bouchon lyonnais, c’est comme visiter Paris sans y voir la Tour Eiffel ! Nous nous devions donc de terminer notre découverte de la capitale des Gaules par un déjeuner dans un bouchon.

Si l’on devait caricaturer (un peu), le bouchon serait une petite échoppe faite de tables en bois recouvertes de nappes à carreaux où les saucissons pendent comme des lampadaires et dans laquelle on déguste des plats traditionnels, bien souvent issus du porc, agrémentés de vin rouge local en verre ballon.

Au fait savez vous quelle est l’origine de l’appellation Bouchon ?
Le mot bouchon vient du vieux français Bousche et fait référence à une botte de rameaux ou de branchages que les cabaretiers (un métier ancien consistant à servir du vin et de la bouffe contre de l’argent) accrochaient sur leur devanture pour signaler leur boutique.

Nous avons remarqué hier que le quartier du vieux Lyon concentrait un nombre important de bouchons labellisés. Nous y retournons donc.

Andouillettes, cervelas, saucisson, quenelle … tous proposent presque les mêmes plats ! Nous choisissons de pousser la porte du Laurencin, au 24 rue saint Jean. Il propose une formule entrée/plat/dessert pour 15 Euros. C’est le moins cher !

On s’est éclaté le ventre !!! J’ai pris une assiette du Canut, un saucisson chaud sauce beaujolais et pommes vapeurs et je n’avais plus de place pour le dessert (pourtant je suis gourmand et les profiteroles me tentaient bien) !
Très bon rapport qualité prix. Nous avons apprécié et nous saurions que trop vous le conseiller.

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